Reproduction

La reproduction est l'ensemble des processus par lesquels une espèce se perpétue, en suscitant de nouveaux individus. C'est une des activités fondamentales, partagées par tous les êtres vivants (avec la nutrition et la croissance). En effet, toute espèce doit posséder un système de reproduction efficace, sans quoi elle est menacée d'extinction.

Si la reproduction permet une perpétuation de l'espèce dans le temps, elle est souvent couplée à un système de dispersion dans l'espace. Il s'agit de systèmes permettant de coloniser de nouveaux milieux, et d'augmenter les chances de survie de l'espèce.

 

Reproduction humaine

La reproduction humaine est l'ensemble des processus par lesquels un homme et une femme engendrent un nouvel individu. Or ce terme, fréquemment utilisé, est impropre puisque reproduire consiste à refaire à l'identique et non à créer un individu nouveau différent de son père et de sa mère. Il est préférable d'utiliser la formulation "procréation humaine".

 

Procréation médicale assistée

La procréation médicale assistée ou PMA, également appelée assistance médicale à la procréation (AMP) et procréation assistée médicalement (PAM), est un ensemble de pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient plus ou moins directement dans la procréation. Bien que la confusion soit courante, la PMA ne se réduit pas à la Fécondation in vitro (FIV, ou FIVETE pour « fécondation in vitro et transfert d'embryon »), qui n'en est qu'une des méthodes. Le clonage humain n'est juridiquement pas considéré comme faisant partie des technologies de PMA.

 

Fécondation in vitro

Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) à l'aide d'une pipette dans un ovule retenu par une pipette de succion.

La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée et de transfert d'embryon (fivete). En 2007 alors que 15 % environ des couples ont des difficultés à faire des enfants, 2% environ des bébés des pays riches sont issus de la fécondation in vitro, imaginée et mise au point dans les années 70 et opérationnelle à partir des années 1980.

 

 

 

 

Insémination artificielle

L'Insémination artificielle est une technique de procréation assistée consistant à placer du sperme dans l'utérus sans qu'il y ait de rapport sexuel.

 

Fécondation

La fécondation, pour les êtres vivants organisés, est le stade de la reproduction sexuée consistant en une fusion des gamètes mâle et femelle en une cellule unique nommée zygote. Elle a été observée et décrite pour la première fois par Gustave Adolphe Thuret en 1854 chez l'algue brune Fucus.

La fécondation permet le passage de deux cellules haploïdes, c'est-à-dire les gamètes, en une cellule diploïde qui est le zygote.

 

Procréation médicale assistée

La procréation médicale assistée ou PMA, également appelée assistance médicale à la procréation (AMP) et procréation assistée médicalement (PAM), est un ensemble de pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient plus ou moins directement dans la procréation. Bien que la confusion soit courante, la PMA ne se réduit pas à la Fécondation in vitro (FIV, ou FIVETE pour « fécondation in vitro et transfert d'embryon »), qui n'en est qu'une des méthodes. Le clonage humain n'est juridiquement pas considéré comme faisant partie des technologies de PMA.

En France, l'Assistance médicale à la procréation a été définie par l'article L.152-1 du Code de la Santé Publique 1. L'A.M.P. fait partie des lois dites de « bioéthique » du 29 juillet 1994.

 

Don de sperme

Le don de sperme est une pratique qui permet à un homme de donner son sperme afin qu’un enfant puisse naître. Le donneur peut faire ce don dans une clinique ou une banque du sperme. Dans certains pays, comme en France, il est basé sur la gratuité, l’anonymat et le volontariat. Dans d’autres pays, l’anonymat peut être interdit par la loi. La loi peut aussi limiter le nombre d’enfants qu’un donneur peut engendrer par cette pratique.

Le don de sperme est utilisé depuis plusieurs décennies, il a été établi en 1973 en France avec les CECOS (Centre d'Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humain). Plus de 38 000 enfants sont nés sur le territoire français grâce à plus de 9 300 donneurs. Chaque année, ils sont plus de 4 000 couples à être demandeurs. La demande étant bien supérieure à l'offre, les couples receveurs sont confrontés à des délais très importants de l'ordre de un, voire deux ans. Pour les ovocytes, ce délai est encore plus long, supérieur à deux ans.

 

Fécondité

La fécondité est la capacité de se reproduire, qualité de ce qui est fécond. Le terme s'applique d'abord aux êtres vivants.

 

Ovocyte

L'ovocyte est la cellule sexuelle femelle des Métazoaires. Seuls quelques-uns évolueront en ovules après maturation.

On distingue deux types d'ovocyte, qui apparaissent successivement :

L'ovocyte I :

Il succède à l'ovogonie durant l'ovogenèse. Ce passage a lieu durant la vie fœtale chez la femme vers sept mois de grossesse ou 32 semaines d'aménorrhée. L'ovogonie prend alors le nom d'ovocyte de premier ordre ou ovocyte I, cellule diploïde qui a un contenu dit "[2N]". La méiose I se bloque alors au stade "diplotène" de la prophase I et pourra rester bloquée de la puberté à la ménopause.

L'ovocyte II :

A partir de la puberté et jusqu'à la ménopause, au cours du cycle menstruel féminin un ovocyte I par cycle pourra terminer sa première division de méiose (celui qui se trouve au sein du follicule mûr) lors de l'ovulation (= expulsion de l'ovule, en réponse au pic de LH, 24 à 36h avant ladite ovulation).

La télophase I asymétrique de la méiose I fait qu'il y a expulsion de l'ovocyte qui contient l'essentiel du cytoplasme ( il s'agit de l'ovocyte de deuxième ordre ou ovocyte II, haploïde qui a un contenu dit [N,2C] (=N chromosome et 2C ADN)) et du globule polaire I qui contient le matériel génétique excédentaire.

L'ovocyte II entame ensuite sa deuxième division de méiose où il sera de nouveau bloqué au stade de la métaphase II. Cet "ovocyte II bloque en métaphase II" constituera le gamète féminin : il est dans l'état dit "d'instabilité méiotique" (il n'est pas encore tout à fait "pur" haploïde puisqu'il a encore un contenu 2C ADN)

Il ne devient ovule qu'après fécondation avec la pénétration du spermatozoïde qui déclenche le déblocage et la fin de la deuxième division de méiose.

L'ovocyte contient une moitié du matériel génétique qui contribue au futur zygote après la fécondation (l'autre moitié étant apportée par le gamète mâle ou spermatozoïde). En revanche, l'ovocyte contient l'ensemble du cytoplasme du futur zygote. Ce cytoplasme contient des réserves énergétiques (appelé vitellus) qui s'accumulent au cours de la vitellogénèse.

On classe les ovocytes dans le règne animal selon la quantité de vitellus :

ovocytes alécithes : peu ou pas de vitellus (homme)

ovocytes oligolécithes : peu de vitellus (oursin)

ovocytes hétérolécithes : quantité importante de vitellus répartie de manière hétérogène dans le cytoplasme (amphibiens)

ovocytes télolécithes : quantité très importante de vitellus (céphalopodes, oiseaux (le jaune d'œuf est un ovocyte), reptiles).

Le cytoplasme de l'ovocyte contient aussi les mitochondries, les ribosomes, les molécules du cytosquelette (actine, microtubule...) qui seront héritées par le futur embryon, qui est incapable de les synthétiser par lui-même dans un premier temps. Ce cytoplasme contient aussi certains ARN messagers et certaines protéines qui déterminent la mise en place des axes de polarité (antéro-postérieur, dorso-ventral) de l'embryon.

 

Ovulation

L’ovulation est la libération d’un ovule par l’ovaire. Cet événement est très important pour la reproduction, en effet, l’ovule forme avec le spermatozoïde, l’une des deux cellules qui forment l’embryon après leur rencontre. Pour être plus précis, lors de l’ovulation c’est un ovocyte et non un ovule qui est libéré. La différence est due au stade de différentiation de la cellule. L’ovocyte est expulsé à partir de l’un des follicules de De Graaf, représentant l'étape finale du développement folliculaire avant l'ovulation.

 

Echographie gynécologique

L'échographie gynécologique est l'application de l'échographie médicale aux organes pelviens de la femme, en particulier l'utérus, les ovaires, les trompes de Fallope, ainsi que la vessie, le cul-de-sac de Douglas, et tout ce qui peut concerner le pelvis en dehors de la grossesse.

 

Cœlioscopie

La cœlioscopie (prononcer cé-lio-, de cœlio- : ventre, et -scopie : « regarder »), appelée également laparoscopie (de laparo : « paroi » et scopie : « regarder ») est une technique chirurgicale mini-invasive de diagnostic (cœlioscopie proprement dite) et d'intervention (cœliochirurgie) sur la cavité abdominale, de plus en plus utilisée sur l'appareil digestif (chirurgie viscérale), en gynécologie, et en urologie. Elle fait partie des techniques d'endoscopie chirurgicale.

Des techniques comparables ont été développées en chirurgie thoracique (la thoracoscopie), et en orthopédie (l'arthroscopie).

 

L'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)

L'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (intracytoplasmic sperm injection ou ICSI) est une technique de fécondation artificielle consistant en la micro-injection de spermatozoïdes ou de spermatides (spermatozoïdes immatures) dans le cytoplasme de l'ovule grâce à une micro-pipette. Elle peut aussi être réalisée avec des spermatozoïdes épididymaires recueillis par ponction.

Elle est indiquée en cas d'oligoasthénospermie majeure, de déficit du pouvoir fécondant des spermatozoïdes, d'absence de réaction acrosomique ou de défaut de reconnaissance ovocytaire. Elle peut être aussi indiquée en cas d'échec de FIV.

Elle fut d’abord inventée en Belgique, au centre de médecine de la reproduction de la VUB, (1992) et reprise en France par Jacques Testart qui obtint le 1er bébé ainsi conçu en 1994.

 

Gestation pour autrui

La Gestation pour autrui (GPA) est une méthode d'Assistance médicale à la Procréation (AMP) qui se pratique généralement en cas d'infertilité féminine lié à l'absence d'utérus, ou à sa déformation. La mère porteuse porte l'enfant d'un couple qui a fourni ses embryons. Elle ne fournit pas une contribution génétique, c'est-à-dire un ovule, mais elle ne fait en quelque sorte que mettre à disposition son utérus, et à la naissance elle remet l'enfant à la « mère génétique » (ou « sociale » en cas de don d'ovules). Du fait des variations de législations, un « tourisme procréatif » a pu se mettre en place, lequel pose ensuite parfois aux juridictions le problème de la transcription sur les actes d'état civil d'actes de naissance effectués à l'étranger. Cela pose des problèmes majeurs, notamment en raison de l'absence d'un droit international privé concernant les diverses techniques d'AMP.

 

Mère-porteuse

Une mère porteuse est une femme qui porte un enfant pour quelqu'un d'autre, habituellement, un couple infertile.

Il y a deux types de mère porteuse : la mère porteuse traditionnelle et la mère porteuse gestationnelle.

 

Mère porteuse traditionnelle

La mère porteuse traditionnelle est inséminée artificiellement avec le sperme du père ou d'un donneur. L'ovule de la mère porteuse est utilisé donc elle sera la mère génétique de l'enfant à naître.

Habituellement, le nom du père est directement mis sur l'acte de naissance et la mère devra adopter cet enfant.

 

Mère porteuse gestationnelle

Dans ce cas la mère porteuse n’est pas liée génétiquement à l'enfant à naître. Les ovules de la mère ou d'un donneur sont fécondé avec le sperme du père ou d'un donneur via la fécondation in-vitro. Les embryons sont ensuite transférés dans l'utérus de la mère porteuse. Les embryons qui ne sont pas transférés peuvent être congelés pour être transféré plus tard si le premier transfert échoue.

 

Infertilité

L'infertilité (ou stérilité) est la difficulté, voire l'impossibilité, à donner la vie. Ceci s'applique aussi bien à un terrain sur lequel toute tentative de culture agricole est infructueuse qu'à un couple qui éprouve des difficultés à avoir un enfant.

La stérilité est l'incapacité de concevoir naturellement, de porter ou d'accoucher un enfant sain. Il y a plusieurs raisons pour un couple de ne pas être capable de concevoir ou de devoir requérir pour ce faire un soutien médical. Le terme d'infertilité est appliqué à un couple qui ne parvient pas à avoir un enfant après un an de rapports sexuels réguliers, ce qui n'implique pas forcément l'impossibilité de fécondation dans un temps plus long.

 

Diagnostic préimplantatoire (DPI)

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) est un ensemble de techniques permettant de connaître précocement les caractéristiques génétiques d'un embryon, quand la fécondation a été réalisée in vitro. Le DPI permet de sélectionner un embryon pour qu'il soit implanté dans le corps de la mère tout en s'assurant qu'il soit exempt d'une affection génétique autosomale ou liée à un chromosome sexuel ("liée au sexe"), ou d'une anomalie chromosomique. Sans égard au questionnement éthique, il est possible d'étendre cette technique au typage tissulaire (histocompatibilité).

Le DPI peut être par exemple utilisé lorsque l'un des parents est atteint d'une maladie telle qu'une myopathie ou la mucoviscidose.

 

Éjaculation

L'éjaculation est l'expulsion (habituellement en jet) d'un liquide biologique, à l'approche ou au moment de l'orgasme. Chez l'homme, l'éjaculat est constitué de sperme, alors que chez la femme, il s'agit du fluide sécrété par les glandes de Skene.

 

Ovule

L'ovule est la cellule sexuelle (ou gamète) produite par les femelles. Comme tous les gamètes, l'ovule est haploïde, il contient la moitié des chromosomes de la mère. Remarquons que, dans l'espèce humaine, ce n'est pas une vraie haploïdie car l'ovule n'a pas terminé sa méiose (il est bloqué en métaphase II), il contient donc 2C ADN et N chromosomes à 2 chromatides. Chez la femme, l'ovule n'est fécondable que durant 24 heures lors de sa descente dans la trompe après expulsion de l'ovaire. Le trajet dans la trompe de Fallope dure 6 heures c'est dans le bas de la trompe que la fécondation a lieu.

Chez de nombreuses espèces, comme les mammifères, la paire de chromosomes spécifique aux femelles étant la paire XX (double X), un ovule ne peut donc contenir que des chromosomes X. Par conséquent, c'est le spermatozoïde du mâle qui déterminera le sexe du zygote, la cellule résultant de la fécondation. Si le mâle transmet un chromosome Y, alors le résultat sera un mâle (XY). Si c'est le X qui est transmis, alors ce sera une femelle (XX).

Chez la plupart des poissons et des amphibiens, la fécondation se déroule de manière externe dans le milieu aquatique. Ce que pondent les femelles sont en fait des ovules susceptibles de rencontrer les spermatozoïdes contenus dans la « semence » que les individus mâles ont également relaché dans l'eau. Dans le langage courant, on parle cependant et improprement d' “œufs de poisson” alors qu'il s'agit encore d'ovules. Le caviar est ainsi formé d'ovules d'esturgeon !

L'appellation « ovule » ne correspond qu'au gamète femelle des cnidaires (éponges), le terme exact est ovocyte II.

Chez les végétaux, le gamète femelle porte le nom d'oosphère, le terme ovule étant réservé au macrosporange des Spermaphytes (voir ovule (botanique)).

 

Spermatozoïde

Un spermatozoïde est une cellule haploïde sexuelle (ou gamète) produite par l'appareil reproducteur mâle de l'espèce. Les spermatozoïdes ont été décrits pour la première fois en 1677 par Antoni van Leeuwenhoek.

Chez les mammifères, le spermatozoïde est soit porteur du chromosome Y, soit porteur du chromosome X. Le chromosome est impliqué dans la détermination sexuelle. L’ovotide libéré par l'ovaire, est toujours porteur d'un chromosome X. C’est donc le spermatozoïde qui détermine le sexe de l’œuf obtenu après la fécondation de l’ovule. Chez les oiseaux et quelques autres animaux, la détermination sexuelle est au contraire le fait de l’ovule.

L'américain Landrum Brewer Shettles, au début des années 60, émet l'hypothèse que les spermatozoïdes humains porteurs de Y sont plus petits, plus effilés et plus rapides. Les spermatozoïdes porteur de X sont plus résistants et plus énergétiques. Mais cette théorie a vite été abandonnée après de plus amples recherches.[réf. nécessaire] Au moins dans les pays riches occidentaux, le nombre moyen de spermatozoïde semble en déclin régulier depuis les années 1900, avec une accélération depuis les années 1950, et avec cependant une disparité géographique inexpliquée (le Danemark serait le pays le plus touché en Europe, alors que la proche Finlande semble épargnée.

 

Embryon surnuméraire

Un embryon surnuméraire est un embryon conçu lors d'une fécondation in vitro dans le cadre d'une procréation médicale assistée. Ces embryons peuvent être congelés sur demande écrite des parents, afin d'être implantés plus tard dans l'utérus de la mère. S'ils ne font plus l'objet d'un projet parental et si les parents y consentent, les embryons surnuméraires peuvent faire l'objet de recherche sur les cellules souches sous certaines conditions, selon la loi française de bioéthique de 2004.

L'existence d'embryons surnuméraires s'explique parce que la technique de fécondation a un caractère aléatoire : on fait donc plusieurs essais de fécondation simultanément. Parmi les fécondations réussies, deux à trois embryons sont généralement choisis pour se développer et donner un enfant. Les autres embryons peuvent être conservés pour que les parents aient plus tard un nouvel enfant. C'est lorsqu'ils renoncent à ce projet que les embryons restants deviennent des embryons surnuméraires.

 

Fécondation in vitro

Ces techniques sont dites «in vitro» puisque la fécondation se passe à l’extérieur du corps de la femme.1ère étape : la stimulation

L’objectif du traitement hormonal administré par injection est d’une part d’obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et d’autre part de pouvoir prélever des ovocytes avant l’ovulation. Ce traitement est surveillé de façon adaptée par des échographies et des dosages hormonaux. Lorsque les follicules seront matures, le déclenchement de l’ovulation est prescrit à un horaire précis, ce qui détermine aussi l’horaire de la ponction folliculaire.

2ème étape: la ponction folliculaire

Elle est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou analgésie générale ou locale.

3ème étape: la préparation des gamètes au laboratoires

- La préparation des ovocytes

Après la ponction, les liquides folliculaires contenant les ovocytes sont transmis au laboratoire. Tous les follicules ne contiennent pas forcément un ovocyte, et tous les ovocytes ne sont pas fécondables.

- La préparation des spermatozoïdes

Le sperme est recueilli et préparé au laboratoire le jour de la ponction ovarienne. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés seront utilisés. Les paillettes sont décongelées le jour de la ponction afin de récupérer des spermatozoïdes mobiles.

4ème étape: la mise en fécondation

- La fécondation in vitro classique

Les spermatozoïdes préparés sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37°C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Mais un seul spermatozoïde fécondera celui-ci.

5ème étape: le développement embryonnaire

Le lendemain de la ponction, les ovocytes fécondés (ou zygotes) sont identifiables par la présence de 2 noyaux, appelés pronucleï : l’un provient de l’ovocyte, l’autre du spermatozoïde. Tous les ovocytes ne sont pas forcément fécondés. Les zygotes deviennent des embryons de deux à quatre cellules en 24 heures, puis de six à huit cellules 24 heures plus tard. Dans la majorité des cas, les embryons sont transférés deux à trois jours après la ponction.

6ème étape: le transfert embryonnaire

Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique. Il est réalisé au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale dans l’utérus, la patiente étant allongée en position gynécologique. L’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus et s’y développe jusqu’à son implantation.

7ème étape: la congélation embryonnaire

Le nombre d’embryons obtenus peut être supérieur au nombre d’embryons transférés. Dans ce cas, les embryons non transférés dits « surnuméraires » et qui présentent des critères de développement satisfaisants sont congelés.

Quand l’AMP ne se passe pas bien

Il peut arriver que le processus soit interrompu pour diverses raisons (non réponse à la stimulation, absence ou problème de qualité ovocytaire ou embryonnaire, échec de la fécondation…).

Les effets indésirables

Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement.

Ils sont assez fréquents mais transitoires et ne sont pas inquiétants (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, prise de poids modérée, saignements…).

En général, on observe un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées.

Les complications

Les complications liées au geste chirurgical de ponction (hémorragie, infection, problème anesthésique…) sont rarissimes. Celles qui sont liées à une réponse excessive à la stimulation ovarienne, appelée hyperstimulation, sont également rares. Elles se traduisent par un gonflement et des douleurs abdominales, une prise de poids brutale, des troubles digestifs et parfois une gêne respiratoire. Ces symptômes justifient une consultation en urgence dans un centre d’assistance médicale à la procréation ou un service gynécologique, car une hospitalisation peut être nécessaire.

Concernant les risques de cancer, aucune donnée ne permet aujourd’hui de mettre en cause les traitements liés à l’assistance médicale à la procréation.

 

Fécondation in vitro avec ICSI

La fécondation in vitro avec ICSI consiste en l’injection d’un seul spermatozoïde dans l’ovocyte. L’ICSI impose une préparation spéciale des ovocytes et des spermatozoïdes.

La couronne de cellules qui entoure l’ovocyte est enlevée pour visualiser l’endroit où va se faire la micro-injection : c’est la « décoronisation ». La capacité des ovocytes à être fécondés est évaluée de manière plus précise. Seuls les ovocytes matures seront micro-injectés. Pour chacun des ovocytes, un spermatozoïde est choisi en fonction de son aspect et de sa mobilité.

Sous contrôle d’un microscope, le biologiste maintient l’ovocyte avec une micropipette et, avec une autre micropipette, aspire le spermatozoïde sélectionné puis l’injecte à l’intérieur de l’ovocyte. Cette micro-injection est renouvelée pour chaque ovocyte fécondable. Les ovocytes sont ensuite remis dans une boîte de culture dans l’incubateur à 37°C pour les étapes suivantes. La fécondation est ici est directement initiée par la technique.

Les étapes suivantes sont identiques à celles de la fécondation in vitro classique.

Le prélèvement chirurgical des spermatozoïdes

Si le sperme ne contient pas de spermatozoïdes (azoospermie) et selon la cause de l’azoospermie, des spermatozoïdes peuvent être prélevés chirurgicalement dans les voies génitales masculines ou dans le testicule. Le prélèvement chirurgical peut avoir lieu le jour de la ponction (ICSI synchrone) ou préalablement à la ponction, les spermatozoïdes sont alors congelés (ICSI asynchrone).

Quand l’AMP ne se passe pas bien

Les effets indésirables

Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement.

Ils sont assez fréquents mais transitoires et ne sont pas inquiétants (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, prise de poids modérée, saignements…).

En général, on observe un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées.

Les complications

Les complications liées au geste chirurgical de ponction (hémorragie, infection, problème anesthésique…) sont rarissimes. Celles qui sont liées à une réponse excessive à la stimulation ovarienne, appelée hyperstimulation, sont également rares. Elles se traduisent par un gonflement et des douleurs abdominales, une prise de poids brutale, des troubles

digestifs et parfois une gêne respiratoire. Ces symptômes justifient une consultation en urgence dans un centre d’assistance médicale à la procréation ou un service gynécologique, car une hospitalisation peut être nécessaire.

Concernant les risques de cancer, aucune donnée ne permet aujourd’hui de mettre en cause les traitements liés à l’assistance médicale à la procréation.

 

Maternité de substitution

La maternité de substitution est la solution pour les couples dont la conjointe est stérile par anomalie des ovaires et de l'utérus et où le conjoint est aussi stérile.

Une femme volontaire prête ou loue son utérus. La mère porteuse peut être inséminée artificiellement avec le sperme du père, ou elle peut porter un embryon produit par FIV à partir des gamètes du couple. A la naissance, l'enfant est remis au couple demandeur.

Cependant, la maternité de substitution pose plusieurs problèmes. Par exemple, est-ce-que la mère porteuse peut décider de garder l'enfant? Et si l'enfant naît malformé qui voudra de l'enfant?

Cette pratique est interdite en France, notamment pour éviter tout commerce.

 

Donneuse d'ovule

Une donneuse d'ovules est une femme qui fournit en général plusieurs ovules (ovocytes), la plupart du temps pour une autre personne ou couple qui désire avoir un enfant dans le cadre d'une procréation médicale assistée (PMA, en particulier un transfert d'embryon), mais aussi pour la recherche sur les cellules souches. La donation d'ovules implique le procédé de fécondation in vitro étant donné que les ovules sont fertilisés au laboratoire. Le rôle de la donneuse d'ovules est terminé après que les ovules ont été obtenus.

 

Bébé M

Bébé M (né le 27 mars 1986) est le nom que l'on a donné à l'enfant dans un procès qui s'est déroulé aux États Unis entre une mère porteuse qui avait loué son ventre et le père biologique de l'enfant.

Mary Beth Whitehead, la mère de substitution, avait été inséminée artificiellement avec le sperme de William Stern. Contrairement à ce que tout le monde croyait (et c'était bien ce qui avait été prétendu dans le contrat de mère porteuse), la femme de Stern, Elizabeth, n'était pas stérile, mais il y avait une possibilité qu'elle eût une sclérose en plaques. Un confrère de son médecin l'avait avertie que sa propre femme, qui souffrait elle aussi de sclérose en plaques, avait subi une paralysie temporaire pendant sa grossesse (Steinbock, 1988). Le 27 mars 1986, Whitehead donna naissance à une fille, qu'elle appela « Sara Elizabeth Whitehead » et elle refusa de la donner aux Stern. En 1987 un tribunal du New Jersey attribua la garde de Mélissa aux Stern (c'est ainsi qu'ils l'avaient appelée), mais cette décision fut cassée le 2 février 1988 par la Cour suprême du New Jersey qui renvoya l'affaire au tribunal des affaires familiales et, provisoirement, la chambre basse du tribunal confia à William Stern la garde avec droit de visite pour Mary Beth Whitehead.

Le procès suscita une grande attention car il montrait que les possibilités de reproduction avec intervention d'une tierce personne avaient des conséquences juridiques et sociales tout à fait nouvelles. Le dilemme auquel était confrontée une mère qui avait mis un enfant au monde après un accord contractuel et un engagement biologique était lui aussi mis au jour. Le camp des féministes se voyait partagé : pour les unes les femmes avaient tous les droits sur leur corps, mais elles étaient aussi sensibles à la possibilité d'une exploitation. Cette maternité de remplacement fut violemment critiquée.

Mary Beth Whitehead a écrit plus tard un livre sur son expérience

 

Blastocyste

Il s’agit d’un embryon âgé de 5 à 10 jours environ, creusé d’une cavité limitée par de petites cellules (le trophoblaste); sur un pôle sont regroupées des cellules plus grosses (bouton embryonnaire) à l’origine du développement de l’individu. Le blastocyte est d’abord libre dans l’utérus, puis s’implante dans la paroi à partir du 7è jour.

 

Cryoconservation

C’est l’utilisation du froid intense pour conserver des cellules vivantes durant de longues périodes.

 

Cellules germinales

Ovocytes ou ovules sont des cellules dites «germinales», c’est à dire qu’elles contiennent 23 chromosomes et non 46 comme les autres cellules de l’organisme, dites somatiques. Les spermatozoïdes sont également des cellules germinales puisqu’ils contiennent eux aussi 43 chromosomes.

 

Asthénozoospermie

L'asthénozoospermie décrit une mobilité insuffisante des spermatozoïdes. Moins de 50 % des spermatozoïdes sont encore mobiles une heure après l'éjaculation et moins de 30 % sont mobiles 3 heures après l'éjaculation.

 

Azoospermie

L'azoospermie décrit l'absence totale de spermatozoïde dans l'éjaculat.

Biopsie testiculaire

Examen chirurgical qui consiste à chercher directement dans les testicules s'il y a des spermatozoïdes.

Caryotype

Analyse les chromosomes à partir d'une prise de sang, toute anomalie chromosomique peut entraîner une malformation ou une maladie.

Coelioscopie

Cet examen réalisé sous anesthésie générale permet, en gonflant l'abdomen avec du gaz et en introduisant un système optique relié à une caméra vidéo, de contrôler l'ensemble de l'appareil génital. Au cours de cet examen, une épreuve de perméabilité tubaire est réalisée en injectant un colorant bleu dans la cavité utérine et en contrôlant son passage à travers les trompes. L'intérieur des trompes est parfois visualisé grâce à une mini-optique insérée dans la trompe par le pavillon: c'est une tuboscopie.

 

Hémospermie et pyospermie

L'hémospermie et la pyospermie traduisent respectivement la détection de sang et de pus dans l'éjaculat.

 

Hyperspermie et l'hypospermie

L'hyperspermie et l'hypospermie décrivent respectivement un volume d'éjaculât supérieur à 6 ml et inférieur à 2 ml.

 

Hystérosalpingographie

Cet examen radiographique utilise un produit de contraste qui doit opacifier l'utérus et les trompes. Il renseigne sur la taille, la forme et les contours de l'utérus. Les différents clichés radiographiques successifs doivent en outre mettre en évidence la progression du produit de contraste dans les trompes si elles sont normales. Examen peu ou très douloureuse selon les cas, douleurs ressemblant aux règles.

 

Hystéroscopie

En introduisant un système optique de 3 à 5 mm de diamètre dans la cavité utérine (en passant par le col de l'utérus) il est possible de visualiser les orifices des trompes, les parois de l'utérus et la muqueuse qui les tapisse, et de réaliser des biopsies.

 

Interruption médicale de grossesse ou IMG

Interruption médicale de grossesse, indiqué lorsque le foetus ou l'embryon a un problème grave d'ordre médical.

 

Nécrozoospermie

La nécrozoospermie décrit un échantillon ne contenant pas de spermatozoïdes vivants.

 

Oligozoospermie

L'oligozoospermie décrit une concentration insuffisante de spermatozoïdes dans l'éjaculat. On parle d'insuffisance si la concentration est inférieure à 20 millions par ml.

 

Spermoculture

C'est la mise en culture du sperme à la recherche d'agent infectieux.

 

Spermogramme ou spermocytogramme

C'est l'étude de la composition du sperme. Après trois jours d'abstinence, le recueil du sperme se fait au laboratoire, après masturbation, dans un récipient stérile. Un sperme normal comprend différentes caractéristiques dont :

Volume de 3 ml environ ;

Nombre de spermatozoïdes supérieur à 20 millions /ml ;

Mobilité des spermatozoïdes supérieur à 50 % ;

Formes normales supérieures à 40 % des spermatozoïdes présents.

 

Tératozoospermie

La tératozoospermie décrit une proportion trop faible de spermatozoïdes normaux.

 

Test post-coïtal ou test de Huhner

Le test de Huhner consiste à prélever de la glaire cervicale chez une femme en milieu de cycle, une dizaine d'heures après un rapport sexuel complet non protégé. Il a pour but de vérifier d'une part les qualités de la glaire et l'ouverture du col et d'autre part le nombre et la mobilité des spermatozoïdes présents dans cette glaire. Ce test peut être complété par un test croisé où la glaire de la femme est testée avec un sperme témoin et où le sperme du mari est mis en contact avec une glaire connue pour être normale.

 

Fécondation

Chez les humains, comme chez la plupart des animaux, la fécondation est une des étapes de la reproduction. Elle consiste en la rencontre du gamète mâle , le spermatozoïde avec le gamète femelle, un ovocyte II. La fécondation se déroule en 4 phases bien distinctes :

Reconnaissance spécifique: le spermatozoïde et l'ovocyte se reconnaissent comme compatibles, de la même espèce. Cette reconnaissance est effectuée entre les protéines composant la zone pellucide (enveloppant l'ovocyte pendant sa maturation) et des récepteurs présents sur la membrane du spermatozoïde. Le spermatozoïde ne subit pas de phénomène de rejet comme corps étranger car il produit à sa surface des cytokines polypeptidiques, des Transforming Growth Factor-bêta (TGFβ2 et TGFβ3) qui agissent comme éléments anti-rejet. Il se produit alors une réaction acrosomique, qui va "dissoudre" la zone pellucide et permettre le passage du gamète mâle, jusqu'à la membrane plasmique de l'ovocyte. Chez l'humain et autres mammifères à fécondation interne, il n'y a a priori pas de problème de reconnaissance, deux espèces différentes ne s'accouplant que rarement ensemble. Les expériences ont tout de même montré qu'une fécondation entre deux espèces différentes n'était pas possible, du fait de la différence des génomes entre les espèces. Ce mécanisme de reconnaissance spécifique est surtout utile pour les animaux à fécondation externe, comme certains poissons ou batraciens : la femelle pond ses œufs dans le milieu, et le mâle vient y déposer son sperme.

Fusion du spermatozoïde et de l'ovocyte : afin de garder une quantité 2n de matériel génétique chez le zygote, un seul spermatozoïde doit féconder l'ovocyte : c'est la monospermie. Cette monospermie est permise grâce au réveil ovocytaire qu'entraine la fusion des gamètes; ainsi les granules corticaux (lysosomes synthétisés durant la croissance de l'ovocyte) vont être exocytés et leurs contenus enzymatiques modifieront les glycoprotéines de la zone pellucide qui deviendra "imperméable" à d'autres spermatozoïdes.

Reprise de la méiose pour l'ovocyte : celui-ci était bloqué en métaphase II avant la fécondation. Il finit donc sa deuxième division de méiose et expulse son deuxième globule polaire. Une fois cette étape terminée, on trouve dans l'ovocyte deux noyaux, appelés pronuclei : la pronucleus femelle et le pronucleus mâle (provenant du spermatozoïde). On peut alors parler d'ovule et non plus d'ovocyte.

Amphimixie et déclenchement du développement embryonnaire : il s'agit de la fusion des deux pronuclei. En réalité, les deux pronucléi ne se fusionnent pas à proprement parler, comme on pourrait l'imaginer, mais le matériel génétique se rassemble sur la plaque équatoriale au moment de l'anaphase de la toute première division cellulaire du nouveau zygote.

 

Blastocyste

Le blastocyste (du grec βλαστός (« germe, bourgeon ») et κύστις (« vessie »)), ou blastula, est un stade du développement embryonnaire précoce des Mammifères (de 5 à 7 jours chez l'homme) au cours duquel coexistent les cellules périphériques, appelées cellules du trophectoderme (ou trophoblaste), à l'origine des structures extra-embryonnaires comme le placenta ou le cordon ombilical, et des cellules de la masse interne, qui forment le bouton embryonnaire et donnent naissance à l'embryon proprement dit et à quelques annexes embryonnaires.

 

Le blastocyste est issu de la blastulation de la morula (seize cellules identiques), et comporte une centaine de cellules constituant la masse interne au sixième jour.

 

Les cellules de la masse interne peuvent être prélevées et cultivées in vitro. Ces cellules souches embryonnaires, cultivées de manière adéquate, peuvent maintenir leur pluripotence et ainsi générer lors de leur différenciation n'importe quel type cellulaire, y compris les cellules germinales.

 

Il ne faut pas confondre le blastocyste avec le blastocyte, (« cellule embryonnaire non encore différenciée »).