DON DE GAMÈTES

donationdovocytes.comLes gamètes sont les cellules reproductrices des hommes et des femmes. Les spermatozoïdes sont les gamètes mâles tandis que les ovules (ovocytes) sont les gamètes femelles. Les banques de sperme qui reçoivent les dons de spermatozoïdes existent depuis un certain nombre d’années étant donné que les dons de sperme étaient nécessaires pour les techniques d’insémination artificielle et de fécondation in vitro. Les dons d’ovules représentent toutefois un phénomène bien plus récent en raison des techniques beaucoup plus complexes qui doivent être utilisées pour extraire les ovules des ovaires de la femme.

Don de sperme

donationdovocytes.comLes dons de sperme se font habituellement de façon anonyme, et les donneurs subissent des épreuves rigoureuses de dépistage de maladies et de tares génétiques, de toutes les maladies transmissibles sexuellement et d’autres maladies infectieuses, telles que le sida et l’hépatite. Tous les dons doivent être conservés pendant six mois et, après ce délai, le donneur doit subir de nouveaux tests qui sont destinés à déterminer qu’il n’est pas porteur des virus de ces maladies. Le règlement sur le sperme dispose également que si un échantillon de sperme contient un nombre élevé de leucocytes, il doit être détruit, étant donné qu’il s’agit souvent d’un signe d’une infection bactérienne ou virale. Les femmes qui reçoivent les dons de sperme peuvent obtenir certains renseignements sur le donneur, dont ses antécédents médicaux personnels et familiaux, mais aucune donnée qui soit de nature à l’identifier.

Les dons de sperme peuvent être utilisés pour surmonter un problème d’infécondité dans des couples où l’homme ne produit pas de spermatozoïdes ou dont le nombre de spermozoïdes est si faible que la grossesse est improbable.  Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont également recours au don de sperme pour concevoir.

Don d’ovules

donationdovocytes.comLe don d’ovules est issu de la technique de fécondation in vitro (FIV). Dans la FIV, on administre à la femme des hormones pour stimuler la production de plusieurs ovules (hyperstimulation ovarienne contrôlée) et on prélève ensuite ces ovules. Il faut recourir à la sédation pour récupérer les ovules étant donné qu’ils sont retirés par voie vaginale à l’aide d’une aiguille. Les ovules matures sont alors fertilisés à l’extérieur de l’organisme puis on les laisse se développer pendant quelques jours. Enfin, on introduit les embryons dans l’utérus (en général trois au maximum), où ils s’implanteront et se développeront si l’intervention est réussie.

La technique de prélèvement des ovules mise au point pour la FIV a ensuite été utilisée pour le don d’ovules, de la même façon que l’on effectue des dons de sperme depuis des décennies. Les ovules donnés, qu’ils proviennent de donneuses connues ou anonymes, peuvent être utilisés pour surmonter l’infécondité chez les femmes qui sont dépourvues d’ovaires, dont la fonction ovarienne est diminuée ou qui sont atteintes d’une maladie génétique ou ont des antécédents de maladie génétique.

Il reste cependant que le don d’ovules est beaucoup plus compliqué que le don de sperme. Outre le fait que l’intervention est fort complexe, les ovules récupérées sont beaucoup plus difficiles à conserver que le sperme.  De plus, dans le cas des ovules, il n’existe pas d’entité semblable aux banques de sperme.  Les ovules sont utilisés immédiatement après avoir été prélevés et sont fécondés in vitro. Les embryons qui en résultent sont plus faciles à conserver que les ovules et peuvent être implantés sur-le-champ ou congelés et conservés pendant une période prolongée.

Les donneuses potentielles d’ovules font l’objet d’une sélection très rigoureuse avant d’être acceptées. La plupart des cliniques exigent de ces femmes :

- un examen physique;

- des tests de dépistage d’agents infectieux;

- des cultures cervicales pour déterminer la présence de maladies transmissibles sexuellement;

- un questionnaire sur les antécédents médicaux (personnels et familiaux);

- une évaluation psychosociale pour déterminer la santé des gamètes donnés et évaluer l’impact psychosocial du don de gamètes sur la donneuse.

Certaines cliniques utilisent un système du troc dans lequel les femmes se voient offrir des services de FIV en échange d’un certain nombre de leurs ovules. D’aucuns affirment que cette pratique constitue une exploitation des femmes démunies financièrement.  Par contre, les femmes qui subissent une FIV doivent déjà se soumettre à une intervention pour la récupération des ovules, contrairement à des donneuses anonymes qui sont exposées à certains risques sans obtenir d’avantage en retour.