MESURES PRISES RELATIVEMENT AUX NOUVELLES TECHNIQUES DE REPRODUCTION

Méthodes de reproduction assistée

donationdovocytes.comLes médicaments stimulateurs de la fertilité, qui sont le traitement le plus répandu de l'infertilité, sont des hormones synthétiques mises au point pour régulariser le fonctionnement du système reproducteur. Les deux médicaments les plus couramment utilisés pour induire l'ovulation - le clomifène et la gonadotrophine de femmes ménopausées (hMG) - n'ont pas été évalués à fond avant d'être mis en circulation. L'utilisation de l'un ou de l'autre provoque des effets secondaires qui peuvent aller jusqu'à la mort.

Les commissions des divers pays attribuent l'augmentation constatée des naissances multiples à l'utilisation des médicaments stimulateurs de la fertilité et s'interrogent au sujet des risques qui en découlent pour la santé de la femme enceinte, du foetus et de l'enfant à naître, ainsi qu'au sujet des coûts qui en résultent pour le système de santé et pour la société en général. Les recommandations concernant les médicaments stimulateurs de la fertilité prévoient notamment l'exécution d'essais cliniques bien conçus, la modification du processus d'homologation des médicaments, l'élaboration de lignes directrices à l'intention des médecins qui prescrivent ces médicaments et l'amélioration du mécanisme de surveillance et de production de rapports.

Dans le cas de l'insémination assistée (IA), qui est la plus ancienne technique connue pour traiter l'infertilité, le sperme du conjoint ou d'un donneur est introduit dans l'organisme de la femme afin de féconder l'ovule. Les préoccupations relatives à l'insémination assistée portent surtout sur l'efficacité et les risques de la technique, les avantages et les inconvénients de la divulgation de renseignements, la commercialisation, l'accès au traitement et l'innocuité du sperme recueilli.

La fécondation in vitro (FIV), le traitement de l'infertilité qui a reçu le plus de publicité, a été pratiquée sur plusieurs milliers de femmes. Cette technique de fécondation de l'ovule à l'extérieur de l'organisme a d'abord été mise au point afin de traiter l'obturation des trompes de Fallope, mais elle est utilisée maintenant pour de nombreux autres diagnostics d'infertilité, sans que son efficacité ne soit prouvée pour ces indications. Une fois prélevés, les ovocytes peuvent être utilisés en recherche ou aux fins de manipulation de gamètes pour améliorer les chances de fécondation, être replacés dans l'organisme avant ou en même temps que le sperme, donnés à une receveuse ou fécondés en milieu de culture. Les commissaires conviennent que l'utilisation de la FIV pour d'autres indications que l'obturation des trompes de Fallope doit s'effectuer uniquement à des fins de recherche, et que tous les soins de santé doivent être abordés selon ce même concept de la médecine empirique.

Techniques de diagnostic prénatal et génétique

Le diagnostic prénatal des maladies héréditaires et des anomalies congénitales se fait au moyen de tests de dépistage effectués au cours de la grossesse comme l'échographie, le dosage de l'alpha-foetoprotéine sérique maternelle, l'amniocentèse, le prélèvement de villosités choriales (PVC) et l'échographie ciblée pour dépister des anomalies foetales. De nouvelles techniques, comme l'analyse de l'ADN des cellules foetales prélevées dans le sang de la femme enceinte, le diagnostic préimplantatoire et l'imagerie par résonnance magnétique, sont en voie d'être mises au point.

Les recommandations générales insistent sur la nécessité d'offrir un bon counseling, d'obtenir un consentement éclairé, de protéger la vie privée et la confidentialité, ainsi que de permettre un accès raisonnable aux techniques. Ces techniques sont jugés efficaces et peu risquées si elles sont utilisées dans des conditions normales. Elle recommande en outre le financement des essais multicentres à grande échelle pour les nouvelles techniques.

Le test prénatal peut être utilisé pour dépister certaines affections à apparition tardive comme la chorée de Huntington et la polykystose rénale de type adulte chez les familles où le père ou la mère est atteint de la maladie, puisque chaque enfant a alors 50 p. 100 de chances d'hériter du gène. Les commissions des divers pays estiment que seuls les centres de génétique doivent être autorisés à administrer ce genre de test. Le dépistage prénatal des gènes de susceptibilité permet de déterminer si une personne présente une prédisposition génétique à certaines affections multifactorielles, par exemple de nombreux types de cancer, les maladies cardio-vasculaires et les maladies mentales. La thérapie et la modification géniques dans le contexte de la procréation n'ont pas dépassé le stade expérimental; de l'avis de la Commission, leur réalisation doit donc faire l'objet de la plus grande vigilance et de contrôles rigoureux.

Les trois techniques pratiquées pour déterminer le sexe à des fins non médicales sont le traitement du sperme avec insémination assistée, le transfert de zygotes avec choix du sexe et le diagnostic prénatal afin de déterminer le sexe du foetus et permettre l'avortement en fonction du sexe. On recommande que ces techniques ne soient pas utilisées sauf lorsqu'il y a indication médicale (par exemple, la présence d'une maladie liée au chromosome X).

Recherche sur les zygotes et les embryons humains et sur le tissu foetal

Il est recommandé que le don d'ovules et d'embryons et la recherche sur l'embryon rendus possible par la FIV ne soit permis que dans des circonstances particulières. Les femmes ménopausées à l'âge habituel ne doivent pas être candidates pour recevoir un don d'ovules ou de zygotes, et le don d'ovules et d'embryons à des personnes désignées ainsi que la rémunération pour le don d'ovules doivent être interdits. À son avis, la recherche touchant la modification génique de zygotes ou d'embryons doit aussi être interdite